Une triade pour communiquer en famille

triade pour communiquer en famille

 

Il y a quelques mois, le papa a suivi une formation de coach de vie. Le principe de ce coaching est d’aider les gens à se sentir mieux dans leur vie personnelle et professionnelle. Lors d’un coaching, il y a le coach qui est le facilitateur donc qui fait parler les autres et un groupe de 3 personnes qui ne se connaissent pas. Cette triade (groupe de 3) est le pilier de ce coaching. Si on est 2, cela déséquilibre et on finit par une sorte de duel ou d’opposition malsaine. Si on est plus que 3, cela fait trop de monde et il y a aussi risque que de petits groupes se forment.

Pendant ces triades, les participants se présentent et disent ce qui les amène (le problème qu’ils veulent résoudre, le mal-être ressenti, le changement qu’il désire etc…) Chacun des 3 participants peuvent avoir des sujets complètement différents et les 2 autres sont là pour l’écouter et le faire parler, voir essayer de trouver une solution ensemble.

Comment nous l’avons adapté en famille

Suite à cette formation , le papa a proposé que l’on teste cette triade en famille. Justement, nous sommes 3 : papa, maman et fille de 6 ans. Nous nous passerons de facilitateur. Nous avons commencé en parlant de tout et de rien en se tenant les mains, assis en tailleur, en rond, souvent sur le lit.

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Quand l’un de nous avons besoin de parler, nous demandons une triade aux autres. Il n’y a pas d’obligation de fréquence ou de durée de séance. Nous sommes libres de commencer et d’arrêter quand nous le souhaitons, souvent la séance se termine par un gros câlin à 3.

A la première séance, ma fille ne disait rien. Elle nous écoutait et cela devait cogiter dans sa tête. Dès la deuxième séance, elle a beaucoup participé et a voulu partager avec nous ses sentiments sur différents sujets la concernant ou pas. Nous étions épatée par son aisance à donner son point de vue.

Je trouve ces séances très apaisantes. Elles permettent aussi d’éviter des crises qui ont lieu quand on a des choses sur le coeur et qu’on ne prend pas le temps de partager. C’est si agréable d’être entendu, même s’il n’y a pas toujours une solution à la clé.

Je sais aussi que cela fait du bien à notre fille.

Dernièrement, j’ai eu des points de suture sur ma tête (suite à un accident tellement bête ;0) ). Emy râlait car elle n’était pas contente de quitter ses amis trop tôt pour aller à l’hôpital et elle était frustrée de ne pas pouvoir m’accompagner dans la salle où je me suis fait recoudre. Je le voyais bien sur son petit visage. Mais dans le feu de l’action, je n’avais pas le temps de lui parler et son papa n’a pas réussi à la rassurer. En plus, nous ne comprenions pas pourquoi elle disait tout le temps qu’elle voulait retourner voir ses copines alors que j’étais en train de souffrir.

Le lendemain, Emy a demandé une triade. Elle voulait parler de l’accident. Nous lui avons demandé si elle a eu peur. Elle nous a confié qu’elle a eu très peur, pas pour elle mais pour maman. Elle ne comprenait pas comment je me suis fait un gros bobo. (pour l’annecdote, nous étions dans un restaurant et une poutre de décoration mal fixée au plafond m’est tombé sur la tête. Résultat : 5 points de suture.) Elle nous a également demandé pourquoi elle ne pouvait pas accompagner dans la salle des soins alors que quand elle s’est fait recoudre le bobo sur son menton, papa et maman étaient là pour lui tenir la main. Elle aurait aimé me tenir la main pour me rassurer. Cela m’a fait pleurer. Nous lui avons alors expliqué que c’est une règle établie par l’hôpital. Nous devions accepter cette règle même si nous n’étions pas d’accord. Les parents peuvent accompagner les enfants (heureusement) mais les enfants ne doivent pas être dans la salle de soin pour ne pas attraper des maladies.

Pour moi cette triade entre complètement dans notre envie de vivre de manière mindfull. Le mindfullness, ce n’est pas seulement méditer et être bien avec soi-même, mais pour nous, c’est aussi écouter les autres avec attention et partager les sentiments, dans une petite bulle dans laquelle nous sommes bien à l’aise et sans être dérangés par d’autres pensées (genre j’ai une lessive à faire). Le principal est d’être pleinement présent pour les autres et pour soi.

 

« N’hésitez pas à essayer chez vous ! »

Maman homeschooler d’une fille de 7 ans, je suis aussi auteure de l’Ebook « Comment aider son enfant à parler couramment anglais » que vous pouvez retrouver sur mon autre site :
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