Livre : Céline Alvarez serait-elle pour l’IEF ?

les lois naturelles de l'enfant de celine alvarez

 

Je viens de terminer le livre de Céline Alvarez

. (Heureusement qu’il existe aussi sous forme d’Ebook, sinon je n’aurais pas pu le lire si tôt. ) Alors quel est mon bilan sur ce livre ?

Je ne sais pas trop. J’ai lu beaucoup de très bonnes critiques mais aussi des commentaires très négatifs sur ce livre. C’est pour cela que j’ai voulu le lire, car personnellement, je fais unschooling avec ma fille de 6 ans, à l’étranger en plus, donc les problème de l’éducation nationale ne me touche pas directement. Mais j’étais curieuse de savoir pourquoi Céline Alvarez fait autant parler d’elle.

Et bien après avoir lu ce livre, je suis encore plus pour l’IEF ! D’ailleurs à plusieurs reprises, je pensais que Céline recommandait l’école à la maison, comme tout ce qu’elle recommande de faire peut se pratiquer facilement à la maison, avant qu’elle ne dise clairement que ce n’est pas possible car à la maison, il n’y a pas la mixité d’âge comme dans sa classe donc cela ne peut pas être efficace. J’étais un peu déçue mais pas convaincue qu’elle ait raison.

En effet, reprenons les points clés du livre que j’ai notés et comparons avec l’IEF.

Le mélange des âges

En IEF, le mélange des âges est partout, au sein de familles avec plusieurs enfants, avec les amis lors des sorties et des activités diverses que nous faisons. Nous fréquentons des enfants et des adultes de tout âge. Ma fille aime aider les plus petits et adore « copier » les plus grands. Elle adore observer et peu passer de long moment à regarder ce que font les plus grands pour les imiter par la suite.

Un environnement riche et propice à l’apprentissage

Les familles en IEF aménagent souvent leur maison pour que l’enfant se sente bien et ait accès facilement à toutes les activités. Il y a souvent beaucoup de livres, de jeux et autres supports pour l’apprentissage. Mais plus que cela, en homeschooling, l’environnement n’est pas réduit à la salle de classe mais s’étend au jardin, au parc près de la maison, aux musées que nous pouvons visiter en semaine, à la forêt dans laquelle nous ramassons des feuilles, chez des amis, dans des ateliers ou la ferme …

Etre accompagné de personnes aimantes

Qui peut être plus aimant envers les enfants que leurs propres parents ? Nous parlons et agissons avec bienveillance avec nos enfants. Nous écoutons leurs peurs, leurs joies… et nous leur faisons beaucoup de câlins.

Accès à la nature

Dans le livre Les Lois naturelles de l’enfant, Céline dit avoir regretté de ne pas pouvoir offrir plus de nature que les quelques plantes à ses enfants. Avec l’école à la maison, nous pouvons jardiner dans notre propre jardin ou dans les jardins communautaires. Nous pouvons consommer nos récoltes également. Nous faisons beaucoup de sorties dans la nature, presque tous les jours.

Inviter à développer un langage riche

Je pense que nous les parents, nous sommes les meilleurs modèles pour nos enfants. En plus, avec l’IEF, nous avons le temps de discuter. Nous prenons le temps de le faire et cela se fait naturellement tout le temps et tous les jours. Chaque enfant a plus de temps de parole que dans une classe, même s’il s’agit d’une classe Montessori.

Faire de exercices de relaxation

C’est ce que nous faisons quotidiennement : pendant des balades, parfois entre 2 activités et avant de se coucher.

Autonomie

Les enfants en IEF sont très autonomes. Comme nous n’avons pas à nous dépêcher le matin pour arriver à l’heure à l’école, nous laissons le temps à nos enfants de faire par eux-mêmes : s’habiller, se laver les dents, se laver, mettre la table, débarrasser, nettoyer après une activité … Cela permet donc d’avoir de « solides compétences exécutives ».

Respecter le rythme de chacun

C’est ce que nous faisons en IEF : respecter les intérêts des enfants, le laisser apprendre à son rythme … et en plus nous respectons ses besoins de sommeil, ses petits creux, son envie de ne rien faire par moment etc…

 

Je vais m’arrêter là. Je pourrais continuer encore longtemps. Vous l’avez compris, pour moi, l’IEF répond à tout ce que dit Céline Alvarez.

« Et vous, qu’en pensez-vous ? »

 

Maman homeschooler d’une fille de 6 ans, je suis aussi auteure de l’Ebook « Comment aider son enfant à parler couramment anglais » que vous pouvez retrouver sur mon autre site :

9 comments

  1. Myriam says:

    Je ne suis qu’au début du livre et je me doutais déjà de cette opposition à l’IEF. J’ai mis le bouquin en pause car je trouve qu’il met énormément la pression aux parents. Il y a toujours ce petit côté qui me dérange et qui fait rêver tant de parent donner à son enfant la meilleur instruction pour créer une sorte de «sur-enfant»

    • Pooky says:

      C’est ce que j’ai ressenti aussi mais je suis habituée à cela. Ma fille a fait 2 écoles Montessori avant d’être en IEF. Dans ces 2 écoles, les éducateurs et la plupart des parents veulent du Montessori pour que les enfants soient des « sur enfant » conne tu dis. Ils espèrent que les enfants vont lire à 4 ans, faire des divisions à 5 … et ils mettent la pression aux enfants indirectement en montrant les autres qui savent faire et pas ton enfant. Genre c’est ton enfant le problème et pas la pédagogie ou les éducateurs. Quand j’ai compris que nous n’avons pas les mêmes valeurs pour le bonheur et le respect du rythme de l’enfant, j’ai préféré me lancer dans l’IEF.

    • anonyme says:

      Bonjour à tous,

      Pour avoir assister aux interventions de Céline Alvarez, je peux vous dire qu’elle est tout à fait convaincu par l’IEF, et plus encore par le unschooling ! Ce n’est simplement pas le propos de son ouvrage puisque sa perspective, son point de départ est : que faire pour les enfants qui, actuellement, là, tout de suite, sont dans les écoles et qui ne sont pas prêts d’en sortir parce que leurs parents ne le souhaitent tout simplement pas, ou ne peuvent pas (enfants de réfugiés pour qui la scolarisation est d’une importance capitale pour leur dossier par exemple…) ?
      La seule chose qu’elle explique, c’est qu’effectivement en IEF inutile de se ruiner en matériel surtout si on n’a qu’un seul enfant, car il est probable, que ne trouvant pas l’émulation créé par le groupe, il ne s’y intéresse pas autant que le pensaient les parents. Et surtout, ce matériel, lorsque l’enfant a accès à la vie réelle, perd en partie son sens : pas besoin d’atelier pour passer l’éponge sur la table si à la maison l’enfant peut le faire autant qu’il le souhaite !
      Je crois qu’il est important de se rappeler que son expérience est vécue auprès d’enfants qui sont loin d’avoir une vie de « unschoolers » chez eux…
      Je n’ai perçu aucune envie de fabriquer des sur-enfants non plus chez elle ! Encore une fois, son expérience est à remettre dans son contexte : une grande partie des élèves de sa classe seraient arrivés au collège en « échec scolaire », persuadés que lire, écrire, tout cela n’était pas pour eux ! En leur permettant d’avoir accès, et dans la joie en plus, à ces apprentissages, elle a prouvé qu’ils n’étaient pas plus incapables que d’autres, et que c’étaient bien les méthodes actuelles de l’EN qui étaient en cause !
      Il doit y avoir des vidéos des deux rencontres avec Céline Alvarez lors de la projection du film  » Etre et devenir ». Je ne pense pas que ce livre ait un intérêt essentiel pour les parents en ief ou unschooling puisque ce sont des choses déjà bien expérimentées ! En revanche, pour les instits qui accrochent, c’est une sacrée révolution, et si cela peut limiter les dégâts dans les classes, c’est déjà cela !

      • Pooky says:

        Tant mieux alors et je suis contente que Céline soit pour l’IEF. Vive l’IEF !!! Je n’ai pas du tout compris cela quand elle dit qu’on ne peut pas mettre en oeuvre tout cela efficacement en faisant l’école à la maison.

        • myriam says:

          oui, Pooky je crois que ce livre apportera de nombreux débats. Pas toujours facile de comprendre le fond de la pensée de chacun. Et les impressions sont parfois trompeuses.

      • Lucie says:

        Merci de préciser tout ça,
        En effet, elle parle bien du contexte de l’école !!!
        Et pour transformer l’école il est nécessaire d’avoir une structure !
        Maman ief formée Montessori, je peux confirmer que l’environnement de la maison n’est pas du tout propice à l’organisation Montessori « traditionnelle » construite pour un groupe classe et stimulant pour l’individualité de chaque enfant quand il est en groupe ! Hors à la maison on peut aisément adapter à moindre coup et faire preuve de créativité puisque l’individualité de chaque enfant peut être respectée spontanément, point besoin de structure « aussi » formelle !

  2. Tiphanya says:

    On vient de me l’offrir, donc je vais bien voir ce que ça donne. En ce moment je suis une boulimique de lecture sur l’éducation au sens large. Je viens de finir « tiger mother » d’Amy Chua (à lire avant d’oser critiquer), j’ai bientôt fini « How children learn » de John Holt et je viens de commencer « Comment élever un enfant sauvage en ville ». Et je pense que pour éviter le côté sur-enfant cité plus haut en commentaire, l’idéal est de justement lire de tout pour ouvrir les yeux et choisir ce qui convient à un enfant précis.

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